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Questions-réponses

Trouvez toutes les réponses à vos interrogations !

Vous avez une question sur l’emploi à domicile, la gestion administrative, les droits et obligations des particuliers employeurs ou le rôle des entreprises mandataires ? Notre rubrique Questions & Réponses est là pour vous apporter des éclaircissements concrets et accessibles.

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FAQ


Qu’est-ce qu’un contrat de travail ?

Le contrat de travail établit les conditions d’emploi du salarié, précisant les droits et obligations de chaque partie et définissant la rémunération versée par l’employeur. Il constitue un accord formel qui encadre la relation de travail et fixe les engagements mutuels.

En règle générale, le contrat de travail est conclu pour une durée indéterminée (CDI), garantissant une stabilité à la fois pour l’employeur et le salarié.

L’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) est exceptionnel et ne peut être utilisé que pour des missions précises et temporaires, dans des cas strictement définis par la loi.


La période d’essai peut-elle être prévue verbalement ?

Non. La période d’essai doit impérativement être précisée par écrit dès l’embauche, soit dans la lettre d’engagement, soit dans le contrat de travail.

Attention ! Il n’existe jamais de période d’essai pour un salarié embauché sans contrat écrit, même si la loi autorise, dans certains cas, un contrat de travail verbal.


Quelle est la durée du travail effectif d’un salarié au domicile du particulier employeur ?

La durée du travail effectif d’un salarié à temps complet, définie par la convention collective, est de 40 heures par semaine, soit 174 heures par mois.

À noter :

Si le salarié effectue ponctuellement des heures au-delà de son temps partiel défini au contrat, sans excéder 40 heures par semaine, ces heures sont rémunérées au taux horaire de base sans majoration.

Il n’existe pas de durée minimale hebdomadaire pour les salariés à temps partiel.


Quelles sont les règles du départ à la retraite du salarié du particulier employeur ?

Le départ à la retraite est une démarche volontaire du salarié qui doit :


– Avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite
– Informer son employeur par écrit de sa décision

Droits du salarié en cas de départ volontaire à la retraite
Le salarié perçoit une indemnité de départ à la retraite, définie par la convention collective, et financée par une contribution patronale.

Cette indemnité est versée directement au salarié par l’IRCEM Prévoyance.

Un particulier employeur peut-il proposer une rupture conventionnelle ?

Oui, la rupture conventionnelle est possible entre un particulier employeur et son salarié, sous certaines conditions. Elle est prévue par la convention collective mais doit impérativement être homologuée.

Attention ! Cette rupture exige des conditions strictes de forme et de fond, et nécessite une rédaction rigoureuse.

Différence entre départ volontaire et mise à la retraite ?

  • Départ volontaire à la retraite
    À l’initiative du salarié, qui informe son employeur et perçoit son indemnité.
  • Mise à la retraite
    Possible dès 70 ans à l’initiative de l’employeur, avec indemnité de mise à la retraite, calculée comme l’indemnité de licenciement.

Attention ! Avant 70 ans, l’employeur ne peut imposer la mise à la retraite sans l’accord du salarié.

Que devient le contrat de travail en cas de décès de l’employeur ?

Le décès du particulier employeur entraîne la fin immédiate du contrat de travail liant l’employé à son employeur.

Cas particulier : Si le salarié était employé par un couple, des modalités spécifiques peuvent s’appliquer.
Prenez conseil auprès de nos juristes !


Droits du salarié en cas de décès de l’employeur

Le salarié doit percevoir :
– Son dernier salaire jusqu’au jour du décès
– Une indemnité compensatrice de préavis
– Une indemnité de licenciement (calculée selon les règles en vigueur)
– Une indemnité de congés payés


Les documents de fin de contrat, sous 30 jours calendaires

Attention ! Le préavis ne peut pas être exécuté en cas de décès : le contrat prend fin immédiatement.

Quelle est la procédure à respecter lorsque vous licenciez votre salarié ?

Le licenciement est une rupture du contrat à l’initiative de l’employeur et doit respecter un cadre légal strict, fixé par la convention collective.

Étapes essentielles pour un licenciement régulier :

  • Convocation du salarié à un entretien préalable en respectant les délais conventionnels ;
  • Entretien avec le salarié pour exposer les motifs envisagés et écouter ses observations ;
  • Décision de licenciement, formalisée par lettre recommandée avec accusé de réception.

BON À SAVOIR

Lors de l’entretien préalable, le salarié ne peut pas être assisté par un conseiller.

La convention collective du particulier employeur précise que les règles générales du droit du travail s’appliquent, notamment en ce qui concerne :
– Les motifs de licenciement (personnel ou économique) ;
– Les procédures et délais légaux à respecter.

Ne prenez aucun risque juridique !

Votre salarié peut-il démissionner verbalement ?

Non. Une démission est une rupture du contrat à l’initiative du salarié qui doit être formalisée de manière claire et non équivoque.


Elle doit impérativement être exprimée par écrit, via une lettre recommandée avec accusé de réception ou une remise en main propre contre décharge.

En cas d’absence prolongée non justifiée de votre salarié, ne restez pas inactif.

Le conjoint de la salariée peut-il bénéficier d’un congé de paternité ?

Oui. Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant est accordé :

  • Au père de l’enfant ;
  • À toute personne vivant en couple avec la mère, sans qu’il soit nécessaire d’être le père biologique.

Depuis le 1er juillet 2021, le congé paternité dure 25 jours calendaires :
– 4 jours obligatoires à prendre immédiatement après la naissance ;
– 21 jours restants, fractionnables en périodes de 3 jours ouvrables minimum.

Quel est le délai dont dispose le salarié pour informer son employeur en cas d’absence pour maladie ou accident ?

Le salarié doit avertir son employeur dans un délai de 48 heures, en transmettant un avis d’arrêt de travail.


En cas d’arrêt de travail du salarié, l’employeur doit-il le rémunérer ?

Non. En cas d’absence pour maladie ou accident, le salarié peut bénéficier, sous certaines conditions :
– D’indemnités journalières de sécurité sociale, versées par l’Assurance Maladie ;
– D’indemnités complémentaires éventuellement versées par le régime IRCEM – Prévoyance.

À noter : Pour bénéficier de ces indemnités, le salarié doit remplir certaines conditions d’ancienneté et de cotisation.

Quelle est la durée du congé de maternité ?

Le congé maternité se compose d’un congé prénatal et d’un congé postnatal. Sa durée dépend du nombre d’enfants à charge et du nombre d’enfants attendus :
– 16 semaines si la salariée attend un enfant et a moins de deux enfants à charge ;
– 26 semaines si elle attend un enfant et a déjà au moins deux enfants à charge.

Comment est calculée l’indemnité de congés payés ?

Le Code du travail prévoit deux méthodes de calcul pour déterminer l’indemnité de congés payés d’un salarié :

Méthode du 1/10e :

  • L’indemnité correspond à 1/10e de la rémunération brute totale perçue par le salarié pendant la période de référence.

Méthode du maintien de salaire :

  • L’indemnité est égale à la rémunération que le salarié aurait perçue s’il avait travaillé.

Comment est déterminée la durée des congés payés ?

La durée du congé payé annuel est déterminée comme suit :
2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif ou pour une période de quatre semaines.
Les salariés à temps partiel bénéficient des mêmes droits que ceux à temps complet.

Autrement dit, chaque période de 24 jours de présence au travail ouvre droit à des congés payés, quelle que soit la durée hebdomadaire de travail.

Attention ! Certaines périodes d’absence du salarié ne permettent pas d’acquérir des jours de congé.

Les heures de garde malade de nuit sont-elles compatibles avec un emploi à temps complet ?

Non. Les heures de garde malade de nuit ne sont pas compatibles avec un emploi de jour à temps complet et ne peuvent excéder 12 heures consécutives.

Organisation et conditions de travail

  • Les plages horaires des heures de garde malade de nuit ainsi que leurs modalités sont expressément définies par écrit dans le contrat de travail.
  • Cette prestation concerne uniquement les emplois-repères du domaine ADULTE :
    • Assistant de vie C
    • Assistant de vie D
  • Le salarié doit rester à proximité du malade et ne dispose pas d’une pièce séparée pour dormir.

Rémunération

  • Contrairement à la présence de nuit, les heures de garde malade sont du travail effectif.
  • Elles sont donc rémunérées sur la base du salaire horaire brut prévu au contrat de travail.

La présence de nuit comprend-elle des heures de travail ?

En principe, la présence de nuit ne comporte pas d’heures de travail effectif.

Toutefois, si le salarié est amené à intervenir, la rémunération évolue :

Si une seule intervention dans la nuit
– L’indemnité forfaitaire reste fixée à 1/4 du salaire contractuel.

Si deux interventions ou plus
– L’indemnité est portée à 1/3 du salaire contractuel.

Si plus de quatre interventions
– L’ensemble des interventions est rémunéré comme du travail effectif sur la base du salaire contractuel.
– Les heures d’intervention sont alors déduites du temps de présence indemnisé.

À partir de quand doit-on comptabiliser les heures supplémentaires ?

Les heures supplémentaires sont celles effectuées au-delà de 40 heures de travail effectif par semaine.

Le décompte des heures supplémentaires suit des règles spécifiques lorsque la durée du travail est irrégulière au sens de la convention collective.

Attention ! Si les horaires du salarié sont irréguliers, cela doit être clairement mentionné dans le contrat de travail, surtout lorsque les périodes de travail ne se suivent pas ou ne se répètent pas de manière régulière.

Qu’appelle-t-on « heures de présence responsable de jour » ?

Les heures de présence responsable correspondent aux périodes où le salarié peut vaquer à ses occupations tout en restant disponible pour intervenir si nécessaire.

Ces heures concernent exclusivement les emplois des domaines ADULTE et ENFANT.

Attention ! Les heures de présence responsable de jour doivent impérativement être prévues dans le contrat.

Conversion des heures de présence responsable en heures de travail effectif :
– 1 heure de présence responsable de jour = ⅔ d’une heure de travail effectif.
– Pour la rémunération et le calcul du temps de travail, ces heures sont converties en heures de travail effectif.

Quelle est la durée du travail effectif d’un salarié au domicile du particulier employeur ?

La durée du travail effectif d’un salarié à temps complet, définie par la convention collective, est de 40 heures par semaine, soit 174 heures par mois.

À noter :

  • Il n’existe pas de durée minimale hebdomadaire pour les salariés à temps partiel.
  • Si le salarié effectue ponctuellement des heures au-delà de son temps partiel défini au contrat, sans excéder 40 heures par semaine, ces heures sont rémunérées au taux horaire de base sans majoration.

À quel moment devez-vous rédiger le contrat ?

Le contrat de travail doit être rédigé et signé au plus tard le jour de l’embauche du salarié ou avant la fin de sa période d’essai.

Si l’embauche est précédée d’une lettre d’engagement, celle-ci doit déjà mentionner les éléments obligatoires listés ci-dessus afin d’être opposable au salarié.

Pensez également aux autres obligations légales telles que :

  • L’immatriculation du salarié,
  • La vérification du titre de séjour (si nécessaire),
  • La déclaration d’embauche,
  • La visite médicale d’information et de prévention.


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